Guide pour fêter le Nouvel An en Chine: budget, itinéraires (Pékin, Shanghai, Hainan, Xi’an), options sans visa, vols/trains, conseils pratiques utiles.
Chaque année, de plus en plus de Russes envisagent de fêter le Nouvel An à l’étranger. La Chine s’impose comme un favori pour ceux qui veulent vivre les vacances d’hiver autrement, entre traditions millénaires et pulsation de l’Asie contemporaine. L’intérêt pour les voyages de Nouvel An en Chine grimpe rapidement, et les tour-opérateurs ont étoffé leurs programmes en conséquence.
Cet article passe en revue le budget à prévoir pour célébrer le Nouvel An en Chine, les itinéraires les plus prisés et ce qui attire les voyageurs. On y détaille aussi les modalités de réservation, les exigences de visa et des conseils pratiques pour préparer des fêtes au pays du Milieu.

Les voyageurs russes montrent un intérêt croissant pour les escapades hivernales en Chine continentale. Les ventes de forfaits de Nouvel An vers le continent progressent cette année, même si leur part reste inférieure à celle des séjours sur l’île de Hainan.
Les tour-opérateurs font état d’une hausse de 15 % à 40 %. Les réservations s’anticipent aussi davantage : l’an dernier, elles démarraient fin octobre ; cette année, elles ont débuté dès la fin septembre.
Ce virage s’explique par une desserte aérienne plus stable et des démarches simplifiées. Les citoyens russes peuvent désormais obtenir un visa à l’arrivée à Pékin (à solliciter en amont), alors que l’an dernier l’option n’existait qu’à Shanghai.
S’ajoute à cela un engouement plus large pour les cultures d’Asie. Nombre de voyageurs déjà venus en Chine y retournent pour approfondir la découverte du pays et de ses traditions. Tout indique que l’on recherche à la fois une vraie substance culturelle et des parcours fluides.

Pékin est la capitale où traditions séculaires et modernité tranchante cohabitent. On y visite des lieux emblématiques comme la Cité interdite — l’ancienne résidence des empereurs —, la place Tian’anmen, le Temple du Ciel et le Palais d’Été. En hiver, décorations et marchés insufflent une ambiance de fête. Malgré le froid, la ville paraît particulièrement accueillante : la foule se fait plus rare et la fine gelée donne un charme singulier aux palais et aux temples.
La Grande Muraille de Chine reste un exploit humain hors norme, incontournable pour mesurer l’ampleur et l’ambition de la Chine ancienne. Sous la neige, la Muraille se révèle plus pittoresque et chargée d’atmosphère. Les itinéraires sont variés : tronçons populaires et bien aménagés comme Badaling et Mutianyu, ou sections plus calmes où règne la solitude. Depuis les remparts, les panoramas sur les montagnes poudrées restent longtemps en mémoire.
Shanghai est une métropole ultramoderne au cœur culturel riche, qui brille en hiver lorsque la ville se remplit de célébrations et d’événements.
La mégapole est réputée pour ses festivités d’ampleur autour du Nouvel An « occidental » comme du Nouvel An lunaire. Le 31 décembre, la ville s’illumine, gratte-ciel et Bund historique compris. On se rassemble pour admirer les feux d’artifice sur le fleuve Huangpu et un spectacle de lumière se reflétant à la surface de l’eau. L’avenue Nankin, grande artère commerçante, s’anime de shopping festif, de concerts et de spectacles de rue.
En hiver, Shanghai propose des marchés saisonniers et des patinoires dans des lieux prisés comme le parc Jing’an et la place du Peuple. Le calendrier culturel reste chargé : théâtres et scènes accueillent opéra, théâtre, ainsi que concerts de musique chinoise traditionnelle et contemporaine.
La table shanghaienne fait aussi merveille, et l’hiver le montre bien. Restaurants et cafés dévoilent des menus spéciaux de Nouvel An avec des plats symboliques de chance et de prospérité — raviolis, poisson, douceurs. Nombre d’établissements organisent des soirées avec buffet généreux et animations.
Ceux qui veulent s’immerger davantage dans la culture trouveront des rituels et défilés traditionnels dans des temples comme celui du Bouddha de Jade, où l’on peut participer à des cérémonies et allumer de l’encens pour l’année à venir. La ville réussit un équilibre rare entre spectacle et substance.
Hainan est une île tropicale au sud de la Chine, souvent surnommée « l’Hawaï de l’Est ». L’hiver y est particulièrement plaisant, avec des températures douces, des plages soignées et une large palette d’activités.
Le thermomètre oscille en général entre +22 et +28 °C, idéal pour fuir le froid et profiter du soleil. Les principales zones balnéaires sont Sanya et Haikou, où se concentrent hôtels de bord de mer, sable fin et vues ouvertes sur la mer de Chine méridionale.
Au-delà du farniente, Hainan comble les amateurs d’activités : plongée, snorkeling, surf et balades en bateau. Yalong Bay et Dadonghai mettent tout à disposition pour un séjour sans souci, des bars de plage aux spas. L’hiver est aussi ponctué de festivals où s’expriment cultures et traditions locales.
Pour une parenthèse bien-être, l’île compte des sources chaudes uniques et des centres renommés de médecine traditionnelle chinoise, où réserver des soins et tester différentes techniques de massage. Les spas utilisent herbes, huiles naturelles et minéraux locaux — parfaits pour décompresser et se ressourcer.
Hainan célèbre aussi le Nouvel An avec éclat. Nombre d’hôtels et de restaurants proposent des dîners festifs assortis de spectacles — danse traditionnelle, acrobaties, feux d’artifice. Au menu, grands classiques chinois, fruits tropicaux, fruits de mer et spécialités régionales qui soulignent la signature de l’île.
Xi’an compte parmi les villes les plus historiques et culturellement riches de Chine, et l’hiver y révèle une facette particulière — idéale pour qui cherche plus qu’un simple circuit, avec une rencontre plus profonde de l’histoire et de la culture.
Ancienne capitale et point de départ de la Route de la soie, Xi’an est célèbre pour ses trésors antiques. Au premier rang figure l’Armée de terre cuite, un ensemble monumental de milliers de guerriers d’argile uniques, façonnés il y a plus de deux millénaires pour protéger le tombeau de l’empereur Qin Shi Huang. En hiver, l’affluence moindre permet de s’attarder sur les détails.
Les remparts anciens prennent une légère blancheur qui accentue le tableau médiéval. Parmi les fortifications les mieux conservées du pays, ils se prêtent à la promenade — à pied ou à vélo — avec vues sur la vieille ville et les rues hivernales. La Grande Mosquée de Xi’an, remontant au VIIIe siècle, et la pagode de la Grande Oie sauvage complètent ce voyage dans le temps.
Pour les gourmands, Xi’an est un régal — surtout en hiver. La cuisine locale mêle influences chinoises et musulmanes. Parmi les favoris, le robuste « yangrou paomo » (soupe d’agneau épicée avec pain), parfait par temps froid, et une foule d’en-cas de rue, des brochettes grillées aux raviolis. Le quartier musulman est idéal pour une balade hivernale, entre effluves d’épices et poêles crépitantes.
Visiter Xi’an en hiver, c’est plonger dans une histoire vivante et une culture authentique tout en évitant les grandes foules — et la saison donne à la vieille ville une chaleur bien à elle.
Chengdu, dans le sud-ouest de la Chine, est une ville accueillante, particulièrement séduisante en hiver pour qui cherche des impressions uniques et un rythme plus apaisé, loin des itinéraires les plus battus. Elle est connue pour ses sites culturels, sa cuisine singulière et, bien sûr, pour être la terre des grands pandas.
L’hiver à Chengdu est doux, en général entre +5 et +15 °C — confortable pour flâner et visiter. Temps fort : le centre de recherche sur l’élevage du panda géant, où l’on observe les animaux dans un cadre proche de leur habitat naturel. Pendant la saison froide, les pandas sont souvent plus actifs. Le site explique aussi les efforts de conservation et de soutien des populations.
Les maisons de thé de Chengdu sont incontournables en hiver : on s’y réchauffe avec un thé chinois parfumé dans une atmosphère tranquille. Beaucoup accueillent des spectacles traditionnels — théâtre d’ombres, numéros de « changement de visage » — pour des soirées mémorables.
Autre raison de venir : la cuisine du Sichuan, célèbre pour ses saveurs franches et aromatiques. En hiver, le « hot pot » sichuanais est roi : un bouillon pimenté servi avec un vaste choix d’ingrédients — impeccable par temps froid. Les marchés de rue complètent avec brioches au sésame, nouilles épicées et tofu cuisiné, pour un vrai goût du Sichuan.
Chengdu est aussi une porte d’entrée vers les paysages du Sichuan. En hiver, les montagnes proches — comme le mont Emei — se coiffent de neige et gagnent en majesté. On explore des complexes de temples, on goûte au silence de la nature et, avec un peu de chance, on assiste à des cérémonies bouddhistes. Le duo confort urbain/montagnes à proximité fait un très bel accord d’hiver.

L’offre des tour-opérateurs inclut des itinéraires classiques vers Pékin et Shanghai, ainsi que des combinés ajoutant du balnéaire à Hainan ou des excursions vers des pays voisins d’Asie. On peut réserver des forfaits complets ou des prestations à la carte — hôtels, excursions.
Les programmes centrés sur Pékin et Shanghai concentrent la demande, grâce à un large mix de gastronomie, shopping et visites.
Certains voyageurs ajoutent l’historique Xi’an, âgée de plus de 3 100 ans, ou Luoyang — reconnue comme l’une des huit anciennes capitales de Chine.
Option prisée : le programme « Nouvel An à Pékin » de 6–7 nuits, arrivées les 29 ou 30 décembre, avec hébergement au Howard Johnson Paragon Hotel Beijing 4*. Il propose en option un dîner de Nouvel An au restaurant Mango, dans le quartier russe de Yabaolu, avec des plats familiers sur une table de fête russe — salade Olivier et caviar rouge —, chose rare ailleurs en Asie.
Pour des itinéraires plus denses, on trouve des excursions dans les montagnes de Zhangjiajie (décor du film « Avatar »), les « fjords » chinois de Yangshuo, une rencontre avec les pandas à Chengdu, ou une escapade dans la ville d’eau de Zhujiajiao.
L’éventail va du séjour classique à Pékin au « Grand Tour « La Longue Marche » » de 12 jours couvrant Shanghai — Suzhou — Hangzhou — Xi’an — Luoyang/Shaolin — Pékin. Des circuits combinés Chine + Vietnam sont également proposés.
Il existe même des formules avec croisière fluviale : « Shanghai et Vietnam de Hô Chi Minh-Ville à Ha Long avec séjour à Mui Ne » inclut Shanghai, Hô Chi Minh-Ville, Mui Ne/Phan Thiêt, Hanoï et une croisière dans la baie d’Ha Long.
On peut aussi partir à Dalian pour le bien-être, dans le Jiangsu pour les traditions anciennes, à Chengdu pour la nature et les pandas, ou skier à Xiaohaituo, à Yanqing. Le simple éventail des options dit beaucoup de l’élargissement du marché.

Liaisons aériennes : des vols directs entre la Russie et la Chine opèrent activement. En octobre 2024, on compte 182 vols directs depuis 43 villes russes vers 16 villes chinoises. La route la plus demandée est Pékin. La majorité des vols partent de Moscou. Parmi les compagnies figurent Aeroflot, Transaero, Hainan Airlines et Air China. Les habitants de Sibérie et de l’Extrême-Orient russe peuvent utiliser S7 Airlines, Sakhalin Airlines et Ural Airlines. Deux fois par semaine, Hainan Airlines relie Saint-Pétersbourg à Pékin. Transaero propose aussi des vols réguliers vers l’île de Hainan.
Liaisons ferroviaires : les chemins de fer russes (RZD) travaillent au rétablissement des services voyageurs vers la Chine, suspendus en 2020 en raison de la pandémie. En septembre 2024, RZD a annoncé la reprise prévue de liaisons directes entre la Russie et la Chine après trois ans d’interruption.
Par voie terrestre : depuis le 9 avril 2022, la frontière terrestre entre la Russie et la Chine est ouverte pour la sortie des Russes et l’entrée des étrangers depuis la Chine. La Russie a levé ses restrictions et la frontière chinoise fonctionne. Les liaisons aériennes directes avec la Russie ont officiellement repris le 14 mars 2022. Les postes frontaliers le long de la frontière russo-chinoise sont opérationnels, et les consulats chinois à l’étranger délivrent tous types de visas depuis le 15 mars 2023. Les habitants de Khabarovsk, Blagovechtchensk et Vladivostok peuvent rejoindre des villes chinoises en bus.

Les touristes sont autorisés à entrer en Chine. Les citoyens russes ont besoin d’un visa. Depuis le 15 mars 2023, les consulats chinois ont repris la délivrance de tous les types de visas. L’entrée est également possible avec des visas valides émis avant le 28 mars 2020.
Des billets retour peuvent être exigés. Certaines régions, comme l’île de Hainan, offrent une entrée sans visa jusqu’à 30 jours.
Les voyageurs doivent se déclarer à leur lieu de séjour dans les 24 heures suivant l’entrée en Chine. Les hôtels s’en chargent généralement ; sinon, il faut s’enregistrer au commissariat local.

On peut visiter n’importe quelle région de Chine sans visa dans le cadre d’un groupe touristique de 5 à 50 personnes. Il faut acheter un circuit auprès d’une agence accréditée pour un séjour jusqu’à 15 jours. Les participants suivent un itinéraire approuvé et ne peuvent s’en écarter.
L’île de Hainan est une destination balnéaire populaire. Elle est accessible sans visa jusqu’à 30 jours si l’on arrive par un vol direct. Un visa est requis pour voyager de Hainan vers d’autres régions de Chine.
Hong Kong et Macao attirent par leur mélange d’architecture moderne, de divertissements, de bâtiments historiques et de nature. L’entrée sans visa est possible à Hong Kong jusqu’à 14 jours et à Macao jusqu’à un mois.
La province du Guangdong est accessible depuis Hong Kong ou Macao dans le cadre d’un circuit de groupe jusqu’à 144 heures (6 jours). Les grandes villes comme Canton et Shenzhen combinent gratte-ciel et parcs.
Shanghai est idéale pour le shopping et la vie nocturne. L’entrée sans visa est possible à l’arrivée par paquebot de croisière pour des séjours n’excédant pas 15 jours.
Un transit sans visa est également possible à l’arrivée dans l’un des 24 aéroports internationaux du pays. Pour sortir de l’aéroport, il faut un Permis d’entrée temporaire délivré sur place. Selon la ville, il est valable 24, 72 ou 144 heures. Un passeport et un billet vers un pays tiers confirmant la poursuite du voyage sont requis.

Réservez vos billets et préparez vos documents à l’avance, en gardant à l’esprit d’éventuelles modifications d’horaires et l’évolution des exigences. Avant le départ, vérifiez les règles d’entrée en vigueur et d’éventuelles restrictions liées à la situation épidémiologique.
Selon votre point de départ et la destination, choisissez le mode de transport le plus pratique — avion, train ou bus.
En 2024, voyager de Russie vers la Chine est devenu plus accessible grâce à la reprise des liaisons aériennes et à la restauration prévue des itinéraires ferroviaires. Une préparation anticipée rend le trajet plus fluide — et laisse plus de temps pour les fêtes elles-mêmes.

Les prix des voyages de Nouvel An en Chine ont augmenté en moyenne de 10 % à 15 % sur un an. Une nuit en hôtel cinq étoiles avec petit-déjeuner coûte environ 200 à 300 dollars américains pour deux. Si un dîner de fête est inclus, il faut prévoir au moins 100 à 150 dollars américains par personne. Ces dîners sont plus fréquents dans les hôtels de Hainan ; sur le continent, tous les hôtels n’organisent pas d’événements de Nouvel An.
Un circuit de Nouvel An en Chine avec vols démarre à partir de 290 000 roubles pour deux pour six nuits, tandis qu’un hébergement sans vols ni excursions commence à partir de 100 000 roubles par personne.
Exemples de prix pour des forfaits avec vols selon différents tour-opérateurs :
« Nouvel An à Pékin » — à partir de 290 000 roubles pour deux pour 6–7 nuits, arrivées les 29–30 décembre, Howard Johnson Paragon Hotel Beijing 4* (PAC Group).
Visite de Pékin — à partir de 394 000 roubles pour deux pour 6 jours, hôtel 4*, départ le 28 décembre (FUN&SUN).
Visite de Shanghai — à partir de 466 000 roubles pour deux pour 6 jours, hôtel 4*, départ le 28 décembre (FUN&SUN).
« Pékin — Shanghai » — à partir de 440 000 roubles pour deux pour 6 nuits, hôtel 4*, départ le 28 décembre (« Russian Express »).
Grand Tour « Chine » — à partir de 521 000 roubles pour deux pour 10 jours, hôtel 4*, départ le 28 décembre (China Travel).
Grand Tour « La Longue Marche » — à partir de 513 000 roubles pour deux pour 12 jours, hôtel 4*, départ le 28 décembre (China Travel).
Shanghai + Vietnam — à partir de 577 000 roubles pour deux, hôtel 4*, départ le 26 décembre (China Travel).
« Pékin — Xi’an — Lhassa (Tibet) — Pékin » — à partir de 862 000 roubles pour deux pour 9 nuits, départ le 28 décembre (« Russian Express »).
Exemples de prix pour des voyages de Nouvel An sans vols :
Visite de Pékin — à partir de 200 000 roubles pour deux pour 5 nuits (FUN&SUN).
Visite de Shanghai — à partir de 309 000 roubles pour deux pour 5 nuits (FUN&SUN).
« Pékin — Shanghai » — à partir de 260 000 roubles pour deux pour 6 nuits, hôtel 4* (« Russian Express »).
Visite Shanghai + Pékin — à partir de 397 000 roubles pour deux pour 8 jours (FUN&SUN).
« Pékin — Xi’an — Lhassa (Tibet) — Pékin » — à partir de 670 000 roubles pour deux pour 9 nuits (« Russian Express »).
Un Nouvel An en Chine, c’est l’occasion de toucher à une histoire vivante, de goûter à l’animation des grandes villes, de se poser sur des plages tropicales et d’approcher des sites naturels et historiques grandioses. Que l’on choisisse l’énergie de Shanghai, le décor hivernal de Pékin avec la Grande Muraille ou les tropiques de Hainan, la Chine marque par sa diversité et son esprit festif.
Le Nouvel An en Chine n’est pas seulement une profusion de feux d’artifice et de spectacles : c’est aussi une porte ouverte sur des traditions séculaires, des saveurs remarquables de la cuisine chinoise et une hospitalité locale bien réelle. Le type de parenthèse hivernale qui laisse des souvenirs lumineux et une vraie sensation de découverte.