Comprendre les jours fériés en Malaisie selon les États

Découvrez comment fonctionnent les jours fériés en Malaisie: décisions par État, jours de remplacement et impacts pour entreprises et voyageurs au quotidien.

En Malaisie, un jour férié n’est pas forcément une affaire nationale. Tandis que certains profitent d’un congé, d’autres se rendent discrètement au travail. Comment en est-on arrivé là, et qu’est-ce que cela change pour les habitants ?

Pourquoi les jours fériés ne sont-ils pas les mêmes pour tous ?

La Malaisie n’est pas qu’un pays sur le papier : c’est une fédération de 13 États et 3 territoires fédéraux. Chaque État peut fixer ses propres jours fériés. Il existe des dates nationales — le Nouvel An, la Fête du Travail, le Ramadan et d’autres — célébrées dans tout le pays. À côté de ces dates, les États ajoutent des jours fériés locaux valables uniquement dans certaines zones.

On fête là où l’on vit

Prenez le 1er février, la Journée des Territoires fédéraux. Elle n’est observée qu’à Kuala Lumpur, Putrajaya et Labuan. Dans l’État voisin, c’est un jour de travail comme un autre.

Le Vendredi saint en fournit un autre exemple. Il n’est férié qu’au Sabah et au Sarawak, où vivent de nombreux chrétiens. Ailleurs, tout reste ouvert.

Certains jours fériés découlent directement des traditions locales. Le Sarawak célèbre Gawai Dayak, une fête des récoltes. Le Sabah marque une célébration similaire, Kaamatan. Dans les deux cas, ce sont des jours de congé officiels uniquement dans ces États précis.

Et si l’on travaille à cheval sur plusieurs régions ?

C’est là que les choses se compliquent. Une entreprise présente dans plusieurs régions peut fermer un site tandis qu’un autre fonctionne normalement. Il en va de même pour les écoles, les banques, les services de livraison — bref, pour tout le monde. Même si vous ne faites que collaborer avec une société malaisienne, mieux vaut vérifier son calendrier et l’État où elle se trouve. Ce patchwork convient à un pays divers, mais il exige un minimum d’anticipation.

Comment ne pas s’y perdre ?

Pour s’y retrouver, les gens s’appuient sur des calendriers dédiés. En ligne, on choisit un État et l’on voit aussitôt ses jours fériés pour l’année.

À noter aussi : si un jour férié tombe un week-end (par exemple un dimanche), le repos est reporté au lundi. C’est un jour de remplacement. Ces reports reviennent presque chaque année.

Qu’est-ce que cela change au quotidien ?

Pour les Malaisiens, c’est la norme. Chacun connaît son calendrier local et ne s’étonne pas si la ville voisine reste ouverte.

Les visiteurs et ceux qui travaillent avec des entreprises malaisiennes, en revanche, ont intérêt à rester vigilants. Des jours de congé différents peuvent influer sur les délais de livraison, les horaires des banques, les services publics et bien plus encore. Même en télétravail, l’État où se trouve votre interlocuteur peut tout changer. Un détail en apparence, mais souvent décisif pour que tout roule.

Et une part d’incertitude subsiste

Si les dates sont claires, on ne sait pas toujours qui, dans chaque État, décide des jours à adopter. Aucune liste officielle et explicative des décideurs n’a été trouvée. De nouveaux jours fériés peuvent donc apparaître sans grand préavis, et chacun s’ajuste. Le système fonctionne, non sans quelques surprises de temps à autre.