09:26 26-11-2025
Architecture de la côte amalfitaine: des villes qui grimpent
Découvrez l’architecture unique de la côte amalfitaine en Italie: villes verticales, terrasses et escaliers sur falaises. Positano et Amalfi: histoire et défis.
La côte amalfitaine, dans le sud de l’Italie, occupe souvent une place de choix dans les guides: mer turquoise, falaises à pic, villages blottis comme collés à la montagne. Mais au-delà de l’image de carte postale, autre chose se dévoile. Ici, les maisons ne se posent pas: elles grimpent le long des pentes, comme si elles visaient le ciel. Comment en est-on arrivé là? Et qu’est-ce qui séduit même ceux que l’architecture laisse d’ordinaire indifférents?
Pourquoi ici tout est construit autrement
Le littoral offre peu d’espaces plats. Presque tout n’est que rocher et inclinaisons abruptes. Alors des bourgs comme Positano, Amalfi ou Ravello ne se sont pas étalés à l’horizontale comme tant de villes: ils ont poussé vers le haut. Vu d’en bas, les maisons semblent se superposer, et bien des rues ont des allures d’escaliers.
Cette manière de bâtir relevait de la nécessité: la montagne n’offrait pas d’alternative. Résultat: des villes verticales où le moindre mètre carré est mis à contribution.
Comment on construisait autrefois
Les Romains furent les premiers à s’y installer. Dès le Ier siècle de notre ère, ils édifièrent de somptueuses villas le long du rivage — à Minori, à Positano et sur des îles proches. Pour poser une construction sur un versant, il fallait aplanir le terrain et créer des terrasses étagées, base des maisons.
Une large part du travail se faisait à la main. Le nivellement était assuré par des ouvriers — souvent des personnes réduites en esclavage ou des affranchis.
Une ville à l’envers
Dans ces bourgs, les rues « habituelles » sont rares. On se déplace par des volées de marches, et le balcon d’une maison peut faire office de toit pour une autre. L’ensemble donne l’impression d’un puzzle assemblé à la verticale.
Aujourd’hui encore, les architectes dessinent des bâtiments qui s’inscrivent dans la montagne plutôt que de s’en détacher. Torre Positano en est un exemple, une villa considérée comme l’une des plus prestigieuses de la côte.
Et aujourd’hui ?
Chaque année, les visiteurs sont plus nombreux. D’un côté, c’est un moteur pour l’économie. De l’autre, cela exerce une pression sur des bâtiments vieillissants et sur les infrastructures. Parfois, les constructions nouvelles ou les rénovations entament l’allure des bourgs ou en modifient le caractère.
Pourquoi c’est important
L’architecture de la côte amalfitaine ne se résume pas à un décor. Elle raconte comment des communautés se sont adaptées à un relief contraignant sans le défaire. Depuis des siècles, les habitants apprennent à vivre là où l’on ne peut pas bâtir simplement ni tout droit. Ils ont trouvé comment faire pousser des maisons sur des falaises — et l’ont fait de façon solide, élégante et pragmatique.