17:32 03-01-2026
À la recherche des villages où les contes d’hiver vivent encore
Peut-on encore trouver des villages de contes d’hiver en Scandinavie et en Europe de l’Est ? Panorama des traditions vivantes: Sagobygden, festivals.
Est-il possible, au cœur de l’hiver, de trouver un lieu où l’on s’assoit encore près du feu pour se transmettre les vieux récits ? De tels villages existent encore en Scandinavie et en Europe de l’Est.
Des lieux de conte — existent-ils vraiment ?
L’idée même d’un village où, les longues soirées d’hiver, on se rassemble autour d’un feu pour écouter des histoires tient du rêve. Surtout dans des pays où l’hiver s’étire et où le folklore irrigue le quotidien. La recherche ne visait pas des villages-cartes postales pour touristes, mais des traditions vivantes, bien ancrées.
Pourtant, dénicher aujourd’hui de tels endroits n’a rien d’évident. Au cours de l’année écoulée, aucun écho venu de Scandinavie ou d’Europe de l’Est n’a fait état de véritables veillées de contes en plein air ou au coin du foyer. Aucune mention sur des sites officiels, aucune couverture publiée — un silence qui en dit long.
Où les traditions du conte respirent encore
Même si les villages voués aux histoires d’hiver restent insaisissables, la tradition du conte, elle, demeure bien vivante. En Suède, il existe un territoire appelé Sagobygden — la Terre des histoires. On y trouve le Musée des légendes (Sagomuseet), qui recueille les récits anciens et contribue à préserver l’art du conte vivant.
On peut citer aussi un festival de conteurs dans la ville de Skellefteå, qui réunit des interprètes venus de tout le pays. Certes, pas de braseros sous le ciel ouvert, mais l’essentiel est là: des personnes capables d’emporter une salle par la seule force d’un récit — sans écran ni micro.
Et l’Europe de l’Est ?
L’Europe de l’Est regorge elle aussi d’histoires et de légendes. Des siècles durant, on s’est transmis des récits d’esprits, de lutins domestiques, de merveilles et de rites hivernaux. Aujourd’hui, ces motifs affleurent plutôt au fil des fêtes et des foires que lors de veillées dédiées au conte. Du moins, l’an passé, ces rassemblements n’ont pas eu lieu de façon régulière — surtout pas dans ce format « au coin du feu ».
Alors, tout a disparu ?
Non. Le cadre a changé. Les histoires vivent désormais dans les musées, lors de festivals, et parfois à l’école. On les entend en podcasts et dans des événements. Ce qui manque, pour l’instant, c’est ce décor villageois près du feu.
L’intérêt pour le folklore, lui, ne s’est pas éteint. En Scandinavie en particulier, des musées et des festivals de ce type reçoivent un soutien public. Il ne serait pas étonnant que de tels villages réapparaissent — à mesure que l’on cherche des façons plus lentes et plus chaleureuses de passer son temps.
Et maintenant ?
De plus en plus de voyageurs se lassent du bruit et du tourisme de masse. Ils aspirent à ce qui paraît authentique: le lien direct, les histoires anciennes, la chaleur humaine. Voilà pourquoi l’idée de villages où le conte du soir ferait partie du quotidien pourrait se concrétiser. Pour l’heure, il n’y a pas d’adresses à indiquer, mais la donne peut évoluer.
Aujourd’hui, les contes glacés au coin du feu relèvent encore du beau rêve. L’intérêt pour ces traditions, pourtant, s’intensifie. Et l’on se dit que là où l’hiver est long et l’amour des histoires intact, de tels lieux pourraient bientôt voir le jour.