17:46 16-12-2025
L’avenue de palmiers de Gagra: histoire, repères et promenade
Découvrez l’avenue de palmiers de Gagra, la plus longue de la mer Noire: son histoire, ses repères à voir et des conseils pour une promenade à l’ombre.
À Gagra, on remarque vite un détail saisissant: une longue promenade bordée de palmiers des deux côtés. Sur près de deux kilomètres le long du littoral, elle est réputée être la plus longue avenue de palmiers de toute la côte de la mer Noire. Bien plus qu’un décor pour flâner, c’est un trait d’union essentiel de la ville et un fil majeur de son histoire.
Comment tout a commencé
L’histoire remonte au début du XXe siècle, lorsque le prince d’Oldenbourg, parent éloigné de la famille impériale, entreprend de transformer Gagra en station à la mode. Il imagine un lieu capable d’attirer fortunés et gens de haute naissance, à l’image des stations européennes. On trace un parc, le restaurant Gagripsh ouvre ses portes, des plantes exotiques arrivent — et l’avenue de palmiers est plantée. Elle devient l’un des emblèmes d’une ville nouvelle, élégante, tournée vers l’avenir.
Une tranche de Sud bien vivante
Aujourd’hui, l’avenue n’est pas une relique du passé: c’est le trésor vert de Gagra, bien vivant. Différentes espèces de palmiers, venues de pays chauds, ont pris racine ici grâce à un climat doux: beaucoup de soleil, des hivers cléments et des pluies fréquentes réunissent des conditions idéales.
Les palmiers ne se contentent pas de faire joli. Des chercheurs soulignent qu’ils rafraîchissent l’endroit par fortes chaleurs et assainissent l’air. Sous leurs couronnes, on respire plus librement — et l’on gagne quelques degrés de confort — par rapport à d’autres quartiers de la ville.
Une promenade à travers le temps
L’avenue relie les repères majeurs de Gagra. À une extrémité se dresse le restaurant historique Gagripsh, assemblé en bois sans un seul clou. À l’autre, la colonnade qui figure souvent sur les cartes postales. Flâner ici, c’est feuilleter l’histoire de la ville pas à pas, à l’ombre d’arbres qui en ont vu passer bien des pages.
Et aujourd’hui?
L’avenue continue de séduire habitants et visiteurs. On vient y marcher, prendre des photos, se donner rendez-vous. Mais les palmiers, comme tout être vivant, demandent des soins: certains dépérissent, d’autres vieillissent. La ville s’en occupe, même s’il n’existe pas encore de programme global pour renouveler l’ensemble de l’avenue. Malgré cela, elle tient bon et compte toujours. Ce n’est pas qu’un corridor végétal: c’est un symbole de Gagra, de sa beauté et de son histoire.
Dans l’avenue des palmiers de Gagra, nature et histoire ont trouvé un terrain d’entente. Même si un départ vers le Sud n’est pas encore au programme, connaître ce lieu en vaut déjà la peine. Elle prouve discrètement tout ce que le soin peut accomplir — et faire durer des années.