13:22 16-12-2025

Accès aux plages et transats payants: comment éviter les pièges

Découvrez comment reconnaître les plages gratuites, éviter les frais cachés pour transats et parasols, dire non aux services imposés et connaître vos droits.

© A. Krivonosov

Lorsqu’ils choisissent une escapade, beaucoup n’aspirent qu’à se détendre au bord de la mer, s’allonger sur le sable et profiter du soleil. Mais même une journée de plage peut réserver de mauvaises surprises. Dans plusieurs pays, les voyageurs se heurtent de plus en plus souvent à des cas où l’accès au rivage ou des commodités élémentaires comme un transat sont facturés, alors qu’on leur avait assuré le contraire. Voici comment cela se passe — et comment éviter le piège.

Une plage « gratuite » — mais pas pour tout le monde ?

Dans de nombreux pays, la loi prévoit que les plages restent ouvertes à tous. À Sotchi et dans d’autres villes balnéaires de Russie, par exemple, il est interdit d’entraver l’accès à la mer. Sur le terrain, pourtant, la réalité peut diverger.

Certains hôtels ou maisons d’hôtes postent des agents de sécurité ou aménagent un « point de contrôle », donnant l’impression que la plage leur appartient, en dépit des règles contraires.

Il arrive que l’on refuse l’entrée à ceux qui ne sont pas clients. Au final, les touristes finissent par payer ou partent chercher une autre bande de sable — souvent bien moins commode.

Un transat, un parasol — et une note inattendue

Même si vous atteignez la plage sans débourser un centime, n’en profitez pas trop vite. S’installer sur un transat à l’ombre d’un parasol puis voir débarquer, quelques minutes plus tard, un employé réclamant de l’argent — parfois une somme salée —, c’est monnaie courante.

Dans certains endroits, comme au Monténégro, une grande partie des plages est louée à des exploitants. Techniquement, elles restent ouvertes, mais dans les faits, l’accès se gagne quand on paie pour un transat.

Des services imposés sans qu’on les demande

Vous bronzez tranquillement quand quelqu’un s’approche pour proposer un massage, une photo avec un animal ou une boisson. L’approche paraît amicale — jusqu’au moment où l’on exige un paiement, même sans accord de votre part.

Beaucoup hésitent à refuser ou pensent à un geste de courtoisie. En réalité, c’est une façon éprouvée de soutirer de l’argent aux visiteurs.

Pourquoi ces pratiques perdurent

Ces méthodes prospèrent parce que les sanctions restent rares. Même lorsqu’un voyageur dépose une plainte, les chances de faire bouger les choses sont minces. À cela s’ajoute que les vacanciers connaissent mal les règles locales et ne veulent pas d’ennuis. Payer et passer à autre chose semble plus simple que gâcher son séjour. C’est précisément sur ce réflexe que misent ceux qui orchestrent ces systèmes. Difficile de ne pas avoir l’impression que certains parient davantage sur la confusion que sur le service.

Comment éviter de se faire avoir

Renseignez-vous sur les plages avant de partir. Lisez les avis, consultez les cartes et les forums. Cela aide à repérer les lieux où l’accès est réellement gratuit.

Vérifiez les tarifs d’emblée. Avant de prendre un transat ou d’accepter un service, demandez le prix. Mieux vaut clarifier tout de suite que discuter ensuite.

Si quelque chose cloche, documentez-le. En cas de tromperie, prenez des photos ou des vidéos et gardez les reçus. Cela peut servir.

N’ayez pas peur de dire non. Si l’on vous force la main, refusez. C’est parfaitement légitime.

L’essentiel : rester vigilant

Un séjour au bord de la mer devrait rimer avec simplicité, pas avec un labyrinthe de frais imprévus. Avec un peu d’attention — identifier les chausse-trapes, garder l’œil ouvert — même la plage la plus chère ne gâchera pas vos vacances.