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Visiter le Musée du Livre Miniature de Bakou: infos, histoire et conseils
Découvrez le Musée du Livre Miniature à Bakou: histoire, pièces record et conseils de visite, horaires à jour. Un lieu unique au cœur d’Icheri Sheher.
Les livres existent sous toutes les formes et toutes les tailles — épais ou fins, vénérables ou tout juste sortis de presse. Mais, dans la vieille ville de Bakou, Icheri Sheher, blottie entre des ruelles étroites et des murailles patinées, se cache un lieu où les volumes sont si minuscules qu’ils tiennent dans la paume ou glissent dans une poche. De l’extérieur, le bâtiment ne paie pas de mine; à l’intérieur, c’est un véritable trésor: des milliers de livres miniatures venus du monde entier. Le Musée du Livre Miniature — unique en son genre — mérite la halte. Petits et grands en ressortent tout aussi intrigués: voir des histoires familières réduites à quelques millimètres n’arrive pas tous les jours.
Comment tout a commencé
Le musée a été fondé par Zarifa Salahova. Dans les années 1980, elle a commencé à collectionner des livres miniatures — d’abord pour elle, puis pour ses amis — jusqu’à ce que l’ensemble prenne une telle ampleur qu’il lui fallait un toit. Ce toit a ouvert le 23 avril 2002, ce qui tombait à point nommé: la Journée mondiale du livre.
Petits formats, grand effet
Aujourd’hui, la collection compterait, selon les sources, de 5 600 à 8 000 ouvrages provenant de 60 à 76 pays. Le chiffre évolue au fil des enrichissements. On y croise de tout: contes, poésie, romans, ouvrages de sciences et de religion, voire de politique. Le tout va de quelques centimètres à à peine quelques millimètres.
La plus petite mesure seulement 0,75 par 0,75 mm. Certaines éditions ne se lisent qu’à la loupe. Quelques-unes sont si rares qu’elles n’ont été tirées qu’à quelques exemplaires, et une miniature japonaise s’impose comme un véritable record.
La visite, côté coulisses
L’exposition se déploie dans trois vitrines. L’une est consacrée aux livres publiés en Azerbaïdjan. Une autre rassemble les pièces les plus rares et les plus minuscules. La troisième traverse thèmes et pays. Les visiteurs peuvent observer les ouvrages de très près — et, avec un peu de chance, en tenir un, sous la surveillance d’un membre de l’équipe.
En 2015, le musée est entré au Guinness World Records pour la plus grande collection privée de livres miniatures, avec près de trois mille exemplaires homologués.
Au‑delà de Bakou
L’intérêt pour ces micro‑livres a été tel que le musée a fini par ouvrir des antennes. Des parties de la collection se visitent désormais à Nakhitchevan, Gandja et Chéki. À Chéki, par exemple, plus de 600 livres miniatures issus de 26 pays sont exposés.
Avant de partir
Le musée se trouve en plein centre historique de Bakou, près du palais des Chirvanchahs. Il fonctionne généralement de 11 h 00 à 17 h 00, mais mieux vaut vérifier les horaires à l’avance sur le site officiel ou auprès des guides touristiques. Beaucoup de sources indiquent une entrée gratuite, mais le site ne le précise pas; autant venir préparé aux deux options.
Le lieu est réduit, mais plein de caractère. Nombre de visiteurs disent qu’on a plutôt l’impression de passer chez une passionnée que d’entrer dans une institution. Certaines visites de Bakou l’intègrent d’ailleurs à leur parcours.
Pourquoi ça vaut le détour
Le Musée du Livre Miniature, ce ne sont pas de simples curiosités alignées. C’est de l’histoire, de l’art, de la culture et une vraie passion réunies au même endroit. Dans un monde qui penche vers le tout‑numérique et l’instantané, ces pages minuscules invitent discrètement à ralentir et à savourer le détail.
Si vos pas vous mènent à Bakou, ne passez pas à côté. Le musée rappelle qu’un livre minuscule peut porter un sens étonnamment vaste.