17:29 11-11-2025

Les petits tabourets en plastique, symbole de la cuisine de rue vietnamienne

Découvrez pourquoi les petits tabourets en plastique dominent les trottoirs du Vietnam: praticité, convivialité et culture de la cuisine de rue. Histoire.

By Andre Lettau, CC BY-SA 3.0, Link

Si vous avez déjà feuilleté des photos des rues vietnamiennes, un détail saute aux yeux : partout, des gens s’installent sur de minuscules tabourets en plastique — bas, presque à hauteur d’enfant. Ils bordent les cafés, les gargotes et les trottoirs, et la vie vibre tout autour. On y prend le petit-déjeuner, on avale un déjeuner sur le pouce, on papote, on souffle un peu. Reste une question simple : pourquoi ces petits sièges, plutôt que des chaises hautes et moelleuses ?

Que sont ces tabourets et pourquoi sont-ils là ?

Ces petits tabourets en plastique sont bien plus que du mobilier. Au Vietnam, ils sont devenus un véritable emblème de la cuisine de rue. Les médias locaux rappellent qu’on les repère à tous les coins de rue — des grandes villes aux villages — devant les cafés, sur les marchés, le long des cuisines ambulantes.

Souvent, ils s’accompagnent de tables tout aussi compactes, transformant un bout de trottoir en café de poche. On y est assis près du sol pour avaler une soupe, siroter un café ou discuter. C’est une façon rapide, sans chichis, de manger tout en restant au cœur de la rue — et c’est précisément ce qui fait son charme.

Pourquoi ceux-là — petits et en plastique ?

By Célestine M. C. Leroy — CC BY-SA 2.0

D’abord, ils sont pratiques pour les vendeurs. Faciles à transporter, à disposer et à remballer. Le commerce de rue au Vietnam va vite : on s’installe, on sert, on plie. Du mobilier miniature colle parfaitement à ce tempo.

Ensuite, ils façonnent une atmosphère à part. On s’assoit tout près les uns des autres, presque au ras du sol, ce qui rapproche naturellement. Ce n’est pas un restaurant avec service et cartes imprimées : c’est une cuisine vive, directe, au bord du trottoir. Cette simplicité assumée, beaucoup de locaux comme de voyageurs y tiennent — et on comprend aisément pourquoi.

Des tabourets qui font partie de la culture

Ces petits sièges ne sont pas de simples objets : ils signalent une culture de la rue. On les voit partout, et ils annoncent une chose : on va manger simple et bon. Les gens se rassemblent, échangent, regardent le monde passer. C’est pratique, mais c’est aussi secrètement réconfortant.

Certains avancent que cette habitude remonte à l’époque où le commerce de rue n’était pas vraiment encouragé ; le mobilier devait pouvoir disparaître en un instant. Il n’existe pas de preuve formelle, mais la presse locale évoque souvent cette piste.

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, ces tabourets restent omniprésents, utilisés par tout le monde, des étudiants aux voyageurs. On parle davantage de durabilité dans le pays et l’on cherche à réduire l’usage du plastique. Certaines villes s’emploient déjà à limiter les articles à usage unique. Les petits tabourets en plastique, eux, ne sont pas interdits : ils continuent de faire partie du quotidien et la demande reste soutenue.

Qu’est-ce que cela dit du pays ?

By 兵庫胡志明倶楽部 — Own work, CC BY-SA 3.0

En y regardant de plus près, ce tabouret modeste raconte beaucoup : une préférence pour la simplicité, l’ouverture et une vie qui se déroule en public. Ce sont souvent ces petits détails qui décrivent le mieux le rythme d’un pays et la tonalité du quotidien.

Au fond, ce sont les détails — davantage que les gratte-ciel ou les salles chères — qui composent le portrait d’un lieu. Assis sur un tabouret bas, on mange sa soupe, on observe la rue et, l’air de rien, on se sent partie prenante de la scène.

Conclusion

Le minuscule tabouret en plastique n’a rien d’une curiosité : c’est un élément clé de la vie quotidienne au Vietnam. Simple, pratique, il contribue à créer cette ambiance qui attire tant de monde vers la cuisine de rue du pays.