17:22 04-12-2025
Macao, ville ultradense: population, logement et défis
Découvrez pourquoi Macao est l’une des villes les plus denses: chiffres 2024-2025, population, logement, travailleurs temporaires et défis à venir. À suivre.
Quand on parle de villes bondées, Tokyo ou New York viennent spontanément à l’esprit. Pourtant, un minuscule coin du sud de la Chine surpasse presque toutes les autres en habitants au kilomètre carré — Macao. Sur la carte, elle paraît ramassée; sur le terrain, chaque mètre vibre d’activité.
Une petite ville aux grands chiffres
Macao est une région administrative spéciale de Chine, posée sur la côte. Elle s’étend sur environ 30 km² et abrite près de 688 000 habitants. Cela représente plus de 20 000 personnes par km²; certaines estimations frôlent même les 24 000. À titre de comparaison, Moscou tourne autour de 5 000 — quatre à cinq fois moins.
Une population qui continue de croître
D’année en année, la population de Macao gagne encore quelques unités. Fin 2024, elle atteignait 688 300 habitants — environ 4 600 de plus que l’année précédente. Début 2025, le compteur a légèrement reflué à 687 900. Non pas à cause d’une vague de départs, mais d’une baisse modeste des travailleurs temporaires et des étudiants venus d’ailleurs.
Ces résidents temporaires pèsent pourtant dans le quotidien de la ville. Ils font tourner hôtels, restaurants et casinos — rien d’étonnant là où le tourisme et le divertissement donnent le tempo.
Comment tout le monde s’y loge ?
Sur un territoire aussi dense, rares sont ceux qui bénéficient de vastes intérieurs. Le ménage moyen compte environ 2,85 personnes, et près des trois quarts vivent dans un logement qui leur appartient. Environ 20 % louent.
La plupart des appartements sont modestes et empilés dans des tours. Un jardin privé relève du luxe. Macao s’élève vers le ciel: tours, routes et centres commerciaux se serrent et se superposent. On a la sensation que chaque mètre carré a une mission.
Qui vit à Macao ?
Les femmes sont plus nombreuses que les hommes, environ 54 % de la population. Les enfants de moins de 14 ans représentent près de 12,5 %, et les plus de 65 ans avoisinent 15 %.
La ville vieillit peu à peu. Dans ce contexte, les travailleurs temporaires comptent d’autant plus: plus jeunes et mobiles, ils maintiennent l’économie en mouvement et occupent les postes où les bras manquent. Début 2025, on en comptait plus de 183 000 à Macao.
Comment tout cela fonctionne-t-il ?
Quand tant de monde vit si serré, l’organisation devient essentielle. Macao s’appuie sur un réseau de transports publics solide et des rues propices à la marche. Le logement pousse vers le haut, et les terrains pour de nouveaux projets sont littéralement gagnés sur la mer. Avec le temps, la ville ajoute de la surface simplement pour suivre la cadence.
La vie à la limite
La densité ne se résume pas à un chiffre. C’est du bruit, un air plus mince, des files d’attente et des coûts du logement qui grimpent. Les espaces verts sont chiches, l’intimité l’est plus encore. Parkings, voirie et commerces tournent près de la saturation.
Pour l’heure, la ville tient bon, mais une question s’impose: et après ? La population vieillit, les prix montent, et l’économie reste très dépendante du tourisme. Si le flux de travailleurs temporaires se tarit, Macao pourrait affronter de sérieux vents contraires.
Quel avenir pour Macao ?
La suite reste incertaine. La ville pourra continuer à s’étendre en créant de nouveaux territoires. Ou bien elle devra repenser sa manière de construire, d’habiter et de travailler. Une chose paraît claire: Macao teste les limites du possible, un cas d’école rare sur la façon dont une foule peut partager un minuscule morceau de terre.
Macao ne se résume pas aux casinos et au tourisme. C’est une ville en ajustement permanent — et les solutions qui y émergent pourraient bien servir à d’autres métropoles surpeuplées demain.