05:31 02-12-2025
Cayo Largo face aux ouragans: histoire, impacts et reprise
Découvrez comment Cayo Largo, Cuba, a résisté aux ouragans Michelle (2001) et Rafael (2024): dégâts, érosion, reconstruction et reprise du tourisme sur l’île.
Cayo Largo fait partie de ces îles qu’on imagine en fond d’écran: eau turquoise, sable blanc, et aucune bousculade. Cette station balnéaire cubaine n’a jamais viré au mastodonte touristique façon Punta Cana — et c’est aussi ce qui fait son attrait. Pourtant, derrière l’image idyllique, l’histoire est plus rude: l’île a encaissé à plusieurs reprises le choc d’ouragans puissants.
Que devient un tel lieu quand le vent et la mer frappent avec brutalité? Comment se relève-t-il? Et est-il prêt pour l’épreuve suivante?
Quand la tempête arrache les toits — l’ouragan Michelle
En 2001, un ouragan au nom trompeusement doux — Michelle — a frappé Cayo Largo de plein fouet. Une onde de tempête d’environ trois mètres a balayé l’île. La violence a été telle que, selon l’ONU, des dizaines de milliers de logements à travers Cuba ont été détruits et de nombreuses zones privées d’électricité.
Cayo Largo, mince ruban de terre, a été totalement inondé. L’eau a englouti plages, hôtels, routes. Pendant un bon moment, l’île n’avait plus grand-chose d’un paradis.
Rafael: un ouragan récent, une nouvelle mise à l’épreuve
Plus de deux décennies plus tard, en novembre 2024, l’île s’est retrouvée de nouveau sur la trajectoire du danger. Cette fois, c’était l’ouragan Rafael — moins dévastateur que Michelle, mais sérieux malgré tout. Les vents à Cayo Largo ont atteint près de 135 kilomètres à l’heure. Il y a eu des dégâts, et l’île a, une fois encore, basculé en mode reconstruction.
Les réparations et le nettoyage sont en cours, en parallèle des préparatifs pour accueillir les voyageurs. Les autorités cubaines indiquent que Cayo Largo rouvrira bientôt.
Ce qui reste après la tempête
Quand on évoque les ouragans, on pense souvent aux bâtiments éventrés. Mais sur des îles comme Cayo Largo, les répercussions s’étendent bien plus loin.
D’abord, la nature encaisse: les plages s’érodent, les mangroves sont arrachées, les récifs coralliens s’abîment. Ensuite, l’infrastructure plie — routes, lignes électriques, hôtels — et c’est l’ensemble de la destination qui s’arrête. Enfin, le tourisme cale: les visiteurs se détournent, les hôtels tournent à vide, et les revenus locaux s’évaporent.
Après Michelle, tout cela s’est déjà produit. Après Rafael, cela se joue de nouveau aujourd’hui. L’île se reconstruit, mais personne ne peut dire combien de temps durera le retour à l’équilibre.
Pourquoi c’est important, même si vous n’y allez pas
Cayo Largo n’est pas qu’un lieu de vacances. Il montre à quel point la nature peut rebattre les cartes d’une région entière.
Il n’y a pas de population permanente ici — seulement des équipes et des visiteurs. Ainsi, quand un ouragan frappe, le tampon est mince: peu de personnes, des moyens limités. Beaucoup de choses doivent repartir de zéro. Ce contexte rend Cayo Largo particulièrement exposé.
On voit des stations tropicales se retrouver plus souvent sur la trajectoire des cyclones. Il est possible que ces chocs deviennent la routine. Si tel est le cas, les îles devront s’adapter — construire plus solidement et être prêtes à évacuer en un instant.
Conclusion
Cayo Largo est d’une beauté indéniable, mais sous la surface apaisée se cachent de rudes épreuves. Les ouragans ont frappé l’île en 2001 puis en 2024. Chaque fois, elle s’en est sortie — à un prix élevé.
L’histoire de Cayo Largo rappelle l’imprévisibilité de la nature. Même si vous ne poserez jamais le pied sur cette plage, son destin laisse une idée tenace: le paradis ne tient pas qu’à la beauté — il exige aussi la volonté de tenir bon.